Freak street. Un nom qui évoque les années hippies de Katmandou. C'est dans cette rue que ça se passait dans les années 70. Et c'est depuis un petit cyber-café
de cette même rue que je vous envoie un grand 'Namaste' et quelques nouvelles du Népal.
Du Népal, j'avais évidemment des images de montagnes, de yaks et de treks. La plupart du temps, il est vrai qu'on ne vient pas au Népal pour faire un squash, mais plutôt un bonne
grosse rando de deux-trois semaines, comme le fameux tours des Annapurnas par exemple. Hé ben pas nous!
Vue sur les Annapurnas depuis la pagode de la Paix, sur les hauteurs de Pokhara
Première surprise: il y a un décalage horaire de +15 minutes avec l'Inde (soit +4h45 avec la France). Amusant non? Deuxième surprise: en cette saison, plein hiver, il fait bon. 15-25 degres, un
fort soleil. Très bonne période pour les treks, finalement. En plus c'est la basse saison: il n'y a pas grand monde, trouver une chambre est un jeu d'enfant. Les prix varient entre
1,5euros à 4 euros par personne et par nuit. Douche chaude à ce prix-la. Ca va. Une troisième surprise? Beaucoup de touristes asiatiques, japonais, indiens mais aussi chinois. Un beau
mélange au final, une variété que l'on retrouve jusque dans les assiettes.
L'arrivée à Pokhara après un jour et demi de transports est un vrai changement par rapport à l'Inde. Quasiment un choc. Ici, des boutiques et restaurants à foison,
pas de bruit, pas la grosse foule, et des touristes. Des "Gore-Tex", en plus. Tout le contraire de ce qu'on a pu connaître jusqu'à présent. Bon, d'accord, on est dans le quartier "touristes
occidentaux" au bord du lac. Le reste de la ville est plus conforme à l'image qu'on se fait d'une ville népalaise. Moyennement développée, circulation anarchique comme en Inde, mais
peut-être un peu plus propre. Alors après l'Inde, ça repose un peu, on recharge les batteries en allant se balader autour de la ville, admirer la vue sur les Annapurnas depuis la
colline de Sarangkot, grimper jusqu'à la pagode de "la paix dans le Monde" puis revenir en barque. Après deux semaines de régime "Paneer et chapati" en Inde, on
déguste un vraie bonne pizza, et on paie le repas deux fois ce qu'on payait en Inde. Mais ça fait du bien! Pokhara est définitivement un point de départ et de retour de treks, et
j'imagine le trekkeur savourer sa bière et sa pizza après trois semaines de crapahute.
Vue sur les Annapurnas, en montant au sommet de la colline de Sarangkot
Pagode de la paix, Pokhara
Bouddha géant, sur les quatre côtés de la pagode, Pokhara
Dans les rues de Pokhara
Voici une de mes découvertes du Nepal: ce pays regorge de merveilles architecturales, de temples incroyables, même dans les plus petits villages. A la fin, on n'en peut plus, on
se surprend à trouver ça normal. Presque...
Par exemple à Bandipur, un petit village perché dans les collines entre Pokhara et Katmandou. Des cultures en terrasse de partout, un
village magnifique tout en briques, temples (la fameuse architecture newari qu'on découvrira au fil du voyage), des enfants de partout et... pas d'électricité la plupart du
temps, comme dans tout le pays. On a passé des nuits à la bougie, sous les étoiles. Magique.
L'électricité, c'est un des gros problèmes actuels du Népal. Que ce soit à Pokhara, Bandipur ou Katmandou, il faut faire avec quatre-six heures d'électricité en 24 heures, de jour ou de
nuit. Les horaires changent tout le temps. Incroyable de voir ça à Katmandou par exemple. Les groupes électrogènes tournent à fond, ça fait du bruit, ça pollue. C'est pas terrible.
Bandipur, rue centrale de cette ville typique à l'architecture Newar
Temple hindou cahé dans les hauteurs de Bandipur
Bhaktapur, autre exemple incroyable de la richesse de l'architecture neware du Népal. Ici, on peut admirer le temple coiffé du plus haut toit du Népal: 5 niveaux superposés. Si avec ça il y
a des fuites...
Réunion au
sommet sur la place de Bandipur
La route entre Bandipur et Katmandou est une merveille, remontant la vallée et regorgeant de paysages superbes. Mais c'est aussi un danger. Une "route de la mort" népalaise,
quoi. En 4 heures de trajet, nous avons vu 3 accidents de camions. L'un avait heurté un autre camion de face, l'autre s'était explosé en descente sur un rocher plus fort que lui, et le troisième,
rempli de caillous, reposait en équilibre à moitié entre la route et le précipice. De ce que nous avons vu, il me semble qu'il y a beaucoup à faire entre Pokhara et Katmandou, et
prendre vraiment le temps de relier lentement ces deux villes me paraît une excellente idée.
Un exemple de paysages vus sur la route en direction de Katmandou
Un
exemple d'accidents vus sur la route en direction de Katmandou...
Katmandou. Quel nom mythique. Cette ville est tout simplement incroyable. Il s'y dégage une energie brute qui me rappelle La Paz, en Bolivie. Et
parcourir les rues, découvrir des temples plus que centenaires au coin de la rue, des stupas (ces monuments bouddhistes), les marchés ci et là est tout bonnement énorme. La gentillesse des
habitants est à la hauteur. On se fait des amis à tout bout de champ. Ici, on respecte. Comme dans le reste du pays, il y a une majorité hindou, et une forte présence du bouddhisme.
D'ailleurs les deux se mélangent. On est parfois hindou et bouddhiste. On a retrouvé nos amis moines tibétains, vers la stupa de Bodnath, lieu bouddhiste le plus sacré du Népal.
Et assisté à une cérémonie qui ferait presque pâlir de jalousie Tintin au Tibet.
Vue du Durbar Square de Patan, collé à Katmandou, entouré par les montagnes
Katmandou, une rue banalement typique et pourtant charmante quelque part
En parcourant les rues du vieux Katmandou
Stupa de Bodnath, vers Katmandou. Sur place, on se sent petit...
Les pèlerins et moines font le tour de la stupa dans le sens des aiguilles d'une montre. Ambiance et faciès tibétains.
Au détour d'une rue de Katmandou. Un temple, des enfants, la vie
Le
Durbar square de Katmandou. Un ensemble de bâtiments tous plus incroyables les uns que les autres, tout comme au Durbar square de Patan, Bhaktapur par exemple.
Alors qu'on va bientôt quitter le pays pour retourner en Inde, on pense déjà à notre deuxième visite. Un signe qui ne trompe pas. Il y aurait beaucoup plus à dire pour rendre compte de
l'atmosphère, des paysages, des habitants. Juste résumer tout ça en expliquant "Namaste", le 'bonjour' local. 'Namaste' signifie quelque chose comme "je salue le divin qui est en
vous". Tout un programme.
Namaste!
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